Notre responsabilité d'humain, c'est de créer chacun à notre échelle notre paradis sur terre : ce monde dans lequel nous souhaitons vivre.

samedi 30 avril 2016

Collecter facilement et proprement les déchets compostables

Une découverte majeure que j'ai faite en lisant le livre de Béa Johnson, la reine du Zéro Déchet, a concerné la "poubelle à compost".

Auparavant, je faisais un peu comme tout le monde: j'avais un petit récipient sur mon plan de travail pour collecter les épluchures le temps du repas, puis je versais son contenu dans un seau à compost sur le bord de ma baie vitrée. Quand il était plein, je l'emmenais à mon bac à compost, au fond du jardin.

Je me compliquais donc la vie et le ménage, sans compter que la poubelle de table et le seau à compost n'étaient pas vraiment esthétiques... mais Béa avait la clé!


Quelle est la clé pour simplifier la collecte de ses déchets compostables? 

Elle est en fait basée sur l'observation et l'expérience.
Il s'agit tout simplement de placer un bac ou un seau de collecte (on peut recycler un ancien bac de collecte de ses ordures ménagères) dans un placard ou un tiroir en prenant garde de:
- ne pas y mettre de sac en plastique
- ne pas le fermer avec un couvercle (condensation assurée, et qui dit condensation, dit moucherons)

Les avantages:
- plus besoin de "poubelle de table"
- plus besoin de seau à compost qui traîne sur le bord de la maison ou sur le balcon
- pas besoin de le vider tous les jours: 1 fois par semaine suffit (en hiver, il m'arrive fréquemment de le vider tous les 10 jours)
- pas d'odeurs ni de moucherons (les vraies mauvaises odeurs viennent du sac à ordures ménagères où les éléments ne peuvent pas se dégrader naturellement) -> j'étais sceptique au départ, pourtant ça marche, expérience à l'appui. Faites le test vous-même!
- si vous placez le bac dans un tiroir, il vous sera facile d'éplucher vos légumes directement au-dessus.

Il ne vous reste plus qu'à emmener le seau 1 fois par semaine jusqu'à votre compost. Si vous n'en avez pas, des solutions existent: la déchetterie, un voisin qui composte, un jardin ouvrier, une maison secondaire, le lombricompost en appartement... et peut-être un jour la collecte municipale qui sait?!
Béa a la chance de connaître ça à San Francisco...

Et pour se faciliter l'entretien du bac, quelques astuces:
- rincez-le bien après l'avoir vidé
- placez au fond du bac quelques feuilles de papier, pas trop imprimées, issues de votre bac à recyclage afin que le fond du bac n'adhère pas trop et soit facile à vider

Que mettre dans son bac à compost?
Tout ce qui est biodégradable, comme le montre la photo ci-dessus. Il est possible aussi d'y mettre du papier (on recommande généralement 1/3 de déchets carbonés, à base de bois, pour 2/3 de déchets verts) à condition qu'il ne soit pas trop imprimé.
Notez qu'un certain nombre d'éléments présents sur la photo ont des alternatives réutilisables: mouchoirs en papier, cotons démaquillants, filtres à café, sachets de thé...

lundi 18 avril 2016

Faire sa choucroute (ou comment expérimenter la lacto-fermentation) !

Edit du 07/06/16: j'ai ajouté en fin d'article la fiche pratique du tutoriel, téléchargeable et imprimable.

Connaissez-vous la lacto-fermentation?

Personnellement j'ai découvert ce "concept" en 2014 grâce à ce très bon reportage de 5 minutes, dans l'émission Silence ça pousse, qui présentait Marie-Claire, auteur du blog Ni cru ni cuit (et du livre du même nom)...

On croyait qu'il n'existait que 2 types d'aliments: le cru, et le cuit... eh bien non, il existe aussi la lacto-fermentation! Notons que cela n'a rien à voir avec le lait mais avec le fait que cela produit de l'acide dit lactique.
Cette fermentation est bien plus ancienne que le cuit, très savoureuse (à condition d'aimer ce qui est acide) et très intéressante pour la santé (notamment pour la flore intestinale, sans compter ses enzymes, ses vitamines... et tout ce qu'on ne sait pas encore).

Pour réaliser sa choucroute, ce n'est pas très compliqué. Pour ma part, j'ai suivi les indications données dans le reportage cité précédemment (lien à nouveau) et celles données dans cet article détaillé de Marie-Claire. (NB: j'en parlerai aussi dans la conférence sur l'alimentation...)

 1) J'enlève les feuilles extérieures de mon chou (chou vert à choucroute, mais je pense que ça marche aussi avec les autres choux...). Je ne le rince pas, afin de conserver les micro-organismes qui vont permettre la fermentation. Je le coupe en 4, j'enlève le cœur et les parties dures, et je l'émince finement à la mandoline (ou au couteau). (Sur la photo, je me suis trompée de lame, normalement on obtient de longs filaments, comme sur la dernière photo).

2) Je pèse le chou émincé afin de préparer mon sel en fonction, sachant qu'il faut 10 g de sel par kg de chou (sel gris de mer, non iodé, non fluoré, sans additif). Personnellement, j'aime beaucoup utiliser le miso, une pâte à base de riz ou de soja, elle-même lacto-fermentée, donc riche en sel (environ 8g/100g). J'en mets généralement 2-3 cuillères à soupe pour un chou moyen. Je dilue le miso dans environ 500 ml d'eau (filtrée, sinon une eau bouillie et refroidie à température ambiante).

3) Je mélange intimement le chou émincé, le sel (ou dans mon cas le bouillon de miso), et les épices (genièvre, cumin, laurier, poivres, baies, gingembre, herbes... tout ce qu'on aime). En mélangeant, le sel va commencer à faire sortir le jus du chou.

4) Je transfère le chou dans un bocal en verre d'1 litre type Le Parfait (explication sur son intérêt en dessous), en tassant à l'aide d'une cuillère ou d'un pilon entre les couches, de manière à chasser l'air. Je m'arrête à au moins 2 cm du haut du bocal. Si le chou n'a pas relargué assez de jus, j'ajoute un peu d'eau filtrée (ou bouillie puis refroidie, ou du bouillon de miso dans mon cas), de manière à couvrir le chou. Cette étape n'est toutefois pas indispensable car le chou continue à relarguer du jus les premières 48 h. Il suffit de vérifier au bout de ces 48 h que le jus recouvre le chou et d'ajouter de l'eau à ce moment-là au besoin. Après ces 48 h, il ne faut par contre plus du tout ouvrir le bocal, même si on a l'impression qu'il manque du jus (c'est normal car il y a un dégagement de gaz).

5) Je mets le caoutchouc puis je ferme le bocal en tassant une dernière fois la surface. J’étiquette au masking tape mon bocal pour me souvenir de la date de lancement de la fermentation et je place le bocal sur une assiette, le tout dans un placard à température ambiante. L'assiette permettra de récupérer d'éventuels débordements liés à l'activité intense qui se déroule les premiers jours. Je me mets une alarme sur mon portable pour penser à sortir mon bocal dans 7 jours.

6) Au bout de 7 jours, je prends le bocal et le place dans ma buanderie n’excédant pas 19-20°C (ça peut être une cave, un garage, un cellier ou une cour ombragée...). Il faudra 3 semaines pour que la choucroute soit prête. Toutefois, je ne la consomme généralement pas de suite, mais plusieurs mois après, généralement à l'hiver suivant, soit un an après (cas de la photo ci-contre). C'est un grand avantage de la lacto-fermentation! En outre, cela me fait un repas tout prêt que je garde pour des repas à l'improviste.

Intérêt du bocal:
Sa fermeture est suffisamment étanche pour éviter que l'air entre dans le bocal, et suffisamment souple pour que l'air en sorte un peu. Cela est nécessaire car la fermentation génère un gaz et ce gaz va chasser l'oxygène présent dans le bocal.

Attention:
Il ne faut pas ouvrir le bocal passé les 48 premières heures de fermentation. Cela casserait la conservation en laissant s'échapper le gaz situé en haut du bocal. Ce gaz, fruit de la lacto-fermentation, a chassé l'oxygène et conditionne l'absence de développement de bactéries non désirées ou de moisissures.

Cela a-t-il fonctionné? Vous le saurez très vite à l'ouverture du bocal: si la préparation a raté, une odeur pestilentielle s'en échappera, il n'y aura aucun doute possible.

Et pour le cuisiner? Procédez comme pour une choucroute classique, en suivant les instructions de l'article de Marie-Claire. Si vous ne craignez pas l'acidité, ne rincez pas votre choucroute, elle conservera ainsi toutes ses propriétés...

Version pdf ici.

Edit du 14/01/17: pour les autres légumes, le tutoriel est ici.

lundi 11 avril 2016

PCB, viande, protéines animales...

Voici un élément qui pourrait s'ajouter aux raisons pour lesquelles il est important de manger moins de protéines animales. 

J'ai nommé... les PCB. Pour mémoire, l'article où je listais ces raisons se trouve ici.

Il s'agit comme vous pouvez le constater d'une brochure diffusée par le ministère de l'écologie et du développement durable. Vous pouvez cliquer sur l'image pour la voir en plus grand.

Que sont les PCB/PCT ? (source)
Les PCB (polychlorobiphényles) et les PCT (polychloroterphényles), désignés par l’abréviation « PCB », ont été fabriqués industriellement à partir de 1930. Leur production est arrêtée depuis les années 80. Les PCB sont plus souvent connus en France sous la dénomination de pyralène, arochlor ou askarel, mais également sous d’autres noms commerciaux (Liste des noms commerciaux, marques et fabricants d’appareils associés aux PCB/PCT ).
La réglementation désigne par abréviation "PCB" : les polychlorobiphényles, les polychloroterphényles, le monométhyl-tétrachloro-diphényl méthane, le monométhyl-dichloro-diphényl méthane, le monométhyl-dibromo-diphényl méthane, ainsi que tout mélange dont la teneur cumulée en ces substances est supérieure à 50 ppm en masse.
Leur stabilité chimique et leur ininflammabilité ont conduit à utiliser ces produits principalement comme fluides diélectriques (huile) principalement dans les transformateurs et les condensateurs, mais également dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Ils ont été largement utilisés comme lubrifiants dans les turbines et les pompes, dans la formation des huiles de coupe pour le traitement du métal, les soudures, les adhésifs, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone.

lundi 4 avril 2016

Prochaines conférences: alimentation et salle de bain!

J'ai le plaisir de vous annoncer un petit programme de conférences à venir au Centre de Yoga:

- jeudi 28 avril à 20h30: Un autre regard sur l'alimentation?
Ce sera pour moi l'occasion de faire un point sur tout ce qu'on entend sur le sujet car finalement, on ne sait plus trop quoi penser... ni trop quoi manger!


 - vendredi 27 mai à 20h30: Une salle de bain saine, simple et sans déchet!
Il sera question de simplicité volontaire, de zéro déchet et de santé appliqués aux produits d'hygiène : lessive, dentifrice, déodorant, crème hydratante...
L'affiche n'est pas prête, mais retenez déjà la date!